Affaires municipales

Décembre 2001 - Famille Léopold Lambert

Quand on dit que quelqu’un a vraiment ça dans le sang, cela veut tout dire. Bien desLéopold Lambert entreprises sont passées de père en fils tout naturellement. C'est le cas de la famille de Léopold Lambert.


Né le 14 octobre 1921 d'une famille de 9 enfants (5 filles et 4 garçons), Léopold fut marqué par le travail de son père Wilfrid et de sa mère RoseAnna Caron. À 14 ans, il laisse l'école et prend la relève à la boucherie. Il passe dans les rangs Côte-Joly, St-Jean et St-Joachim.


Il fait la rencontre de Thérèse Drainville, fille de Jean-Baptiste Drainville et Aurore Dubois. Aînée d'une famille de 11 enfants( 6 filles et 4 garçons), elle enseigne 3 ans à St-Edmond. Ils se fréquentent 2 ans et se marient le  30 juin 1947. Ils habitent la maison paternelle. Au fil des ans, elle donne naissance à 4 garçons et 2 filles: Mireille, Bruno, Sylvain,  Jocelyn, Yves et Lynda.  La maisonnée des Lambert,  c'est 12 bouches à nourrir : la mère et la soeur de Léopold, les 6 enfants et ses 2 neveux.


Ils travaillent tous les deux dans le commerce. Ils ont bâti leur réputation sur la qualité du travail et le service à la clientèle.


Les fins de semaine, accompagné parfois de son épouse, il se rend au marché Atwater ou à Berthier vendre morceaux de boeuf, veau, porc, saucisse et boudin. Il arrête ses activités à Montréal en 1963. De son côté, Thérèse s'adonne au jardinage, à la lecture et à la vente de Primes de Luxe. Elle a pris des années à ramasser l'argent pour se procurer une belle roulotte "Dauphine". Grâce à cette acquisition, Léopold et Thérèse se sont retrouvés seuls pour le petit déjeuner après 35 ans de mariage. Chaque année au mois d'août, elle se rendait à St-Michel des Saints avec ses soeurs cueillir des bleuets.

En 1997, ils fêtent leur 50ème anniversaire de mariage entourés de toute leur famille et de leurs 14 petits-enfants.

Dans sa boucherie, Léopold travaille toujours mains nues. Il cite: "Un chat ganté ne prend pas de rats." Il est fier d'être boucher et en parle avec passion. Le moins que l'on puisse dire c'est que les Lambert de St-Cuthbert n'ont pas peur de l'ouvrage.

Selon le témoignage d'une des soeurs de Thérèse, il ne faut pas oublier la nature généreuse de ces deux-là alors que les dimanches d'été, ils amenaient leurs enfants et ceux du voisinage pique-niquer à St-Jean Bosco et terminaient la journée par un souper au restaurant.

Un des traits marquants de cette famille c'est le courage et la détermination. Même s'ils disent qu'ils n'ont rien d'exceptionnel, ils demeurent des gens remarquables.